Les Canadiens souhaitent donner, mais quelque chose les fait hésiter

On dit qu’il est préférable de donner que de recevoir. À en juger par leurs actions, les Canadiens sont de fervents adeptes de cette philosophie, car une grande majorité d’entre eux font des dons en argent pour de bonnes causes. Non seulement ils en tirent une grande satisfaction, mais ils peuvent profiter ainsi d’incitatifs fiscaux intéressants. Il est à noter toutefois que les dons de bienfaisance déclinent au pays.

Les Canadiens sont reconnus depuis longtemps comme des gens chaleureux, accueillants et particulièrement polis. C’est en partie pour cette raison qu’on nous attribue régulièrement la meilleure réputation au monde.1 Mais notre générosité attire aussi l’attention. Une récente étude internationale portant sur les dons de bienfaisance en termes de temps, d’argent et de gestes de gentillesse a classé le Canada au quatrième rang sur 135 pays,2 confirmant que nous sommes vraiment de bonnes personnes.

La plupart des gens admettront qu’ils aiment faire des dons de bienfaisance parce qu’ils en tirent une grande satisfaction. Selon une étude de Statistique Canada3, le total des dons remis par les Canadiens à des organismes de bienfaisance a augmenté de 14 % entre 2010 et 2013, pour atteindre 12,8 milliards de dollars. En 2013 seulement, la plupart des Canadiens (82 %) ont fait un don en argent à un organisme de bienfaisance ou sans but lucratif, dont 5,2 milliards de dollars (41 % du total des dons effectués dans l’année) étaient destinés à des organismes religieux, 1,7 milliard de dollars à des organismes du domaine de la santé, et 1,6 milliard aux organisations de services sociaux. L’âge moyen du donateur augmente puisqu’en 2013, 35 % des donateurs avaient plus de 55 ans, par rapport à 29 % en 2004.4

Bien que les chiffres soient impressionnants, la situation n’est pas parfaite. Selon un rapport de l’Agence du revenu du Canada, l’incidence des dons de bienfaisance diminue, puisque le nombre de contribuables qui réclament des crédits d’impôt pour dons de bienfaisance est passé de 30 % au début des années 90, à moins de 22 % en 2013.3 En outre, les principaux donateurs (les 25 % dont les dons sont les plus élevés) contribuent environ les quatre cinquièmes du montant total des dons annuels, peu importe l’année.3

BMO Gestion de patrimoine a commandé un sondage auprès des particuliers très fortunés du Canada pour en savoir davantage sur leur propension à faire des dons de bienfaisance.5 Le sondage a révélé que même si les Canadiens souhaitent donner, bon nombre d’entre eux ont des doutes qui les empêchent de donner en toute confiance. On y apprend notamment que près de la moitié (43 %) craignent que les dons ne soient pas utilisés judicieusement. Dans le présent rapport, nous examinons le secteur de la philanthropie au Canada, ainsi que certains des aspects importants que les Canadiens doivent connaître pour profiter au maximum de leurs dons de bienfaisance.

Philanthropie ou dons de bienfaisance – Pour quelles raisons les gens donnent-ils?
La plupart des gens ont les moyens de faire des dons de bienfaisance et en font. Mais la philanthropie n’est pas à la portée de tous. Quelle est la différence? Marvi Ricker, vice-présidente des Services-conseils en philanthropie à BMO Gestion de patrimoine, explique qu’elle voit les dons de bienfaisance comme un geste impulsif visant à soutenir une cause importante pour le donateur ou pour un de ses amis.

Cependant, le donateur n’a habituellement qu’à rédiger un chèque. Il n’a pas à participer à l’organisation ou à soutenir la cause par la suite. En contrepartie, la philanthropie est un processus plus réfléchi et à plus long terme selon lequel une personne donne à des organismes pour que son don ait une incidence sur un enjeu qui lui tient à coeur. Le donateur exprime ainsi ses valeurs et ses aspirations, tout en contribuant de façon mesurée pendant une certaine période de temps. – Marvi Ricker

Que l’on parle de dons de bienfaisance ou de philanthropie, il s’agit sans conteste d’un geste personnel qui est, comme plusieurs décisions à prendre dans la vie, basé sur des émotions. Les recherches ont révélé que pour les Canadiens fortunés, le fait de sentir qu’ils ont un lien avec l’organisation à laquelle ils donnent est plus important que de profiter d’allégements fiscaux. Ils cherchent davantage à poser un geste concret pour leur collectivité (55 %) ou à donner en retour (50 %), qu’à réduire l’impôt à payer (21 %).4

Pourquoi hésitons-nous à donner?
Il y a tant d’organisations et de causes exemplaires qui ont besoin d’aide qu’il peut être difficile de choisir celles à soutenir. Bien que les gens donnent habituellement par altruisme, le choix de l’organisme est souvent lié à l’intérêt personnel et aux valeurs du donateur, ainsi qu’au désir d’alimenter sa passion pour une cause.

Les répondants qui intéressent le plus les experts financiers sont ceux qui ne connaissent pas encore leurs passions relativement à la philanthropie, qui ne savent pas par où commencer, ou qui n’ont aucune tradition philanthropique familiale. En outre, ces raisons pourraient expliquer la diminution des dons de bienfaisance.

En savoir plus :

Les Canadiens souhaitent donner, mais quelque chose les fait hésiter – Rapport

Les Canadiens souhaitent donner, mais quelque chose les fait hésiter – Infographie

1 Canada’s reputation takes top spot in international survey. (en anglais seulement) Lauren O’Neill, CBC News, July 16, 2015. cbc.ca
2 CAF World Giving Index 2015. (en anglais seulement) Charities Aid Foundation, 2015. cafonline.org
3 Le bénévolat et les dons de bienfaisance au Canada. Martin Turcotte, Statistique Canada, 30 janvier 2015 statcan.gc.ca
4 The Philanthropic Conversation: A Guide for Professional Financial Advisors (en anglais seulement). Association canadienne des professionnels en dons planifiés, 2016. Commandité en partie par BMO. cagp-acpdp.org
5 Étude de BMO Gestion de patrimoine menée par ValidateIt Technologies Inc. entre le 16 août et le 23 août 2016. L’échantillon en ligne était composé de 502 clients fortunés canadiens, ayant plus de 1 million de dollars en actifs à investir, à l’exclusion de la résidence principale. Les résultats du sondage sont exacts à plus ou moins 4,32 %, selon un niveau de confiance de 95 %.

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